
Monsieur le Président de la République,
J’ai appris par voie de presse et par le Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme, RAIDH, que le ministre de l’Intérieur s’apprête à équiper de pistolets électriques l’ensemble des brigades de gendarmerie et de police nationale et municipale
L’usage généralisé de cette arme qui délivre une décharge de 50.000 volts à une distance de 7 mètres sur toute personne appréhendée relève d’un véritable retour au châtiment corporel dans notre pays.
Les citoyens encourent douleur et risques physiques face à ce traitement cruel, inhumain et dégradant. L’usage de cette arme impliquerait nécessairement une escalade de la violence dans les rapports avec les forces de l’ordre. Le fait qu’un certain nombre de décès soit imputable à l’utilisation des armes électriques vendues comme non-mortelles, constituent autant de raisons pour lesquelles nous vous demandons que :
les armes à décharge électrique, notamment de type Taser, soient retirées et interdites à la vente libre,
la Ministre de l’Intérieur, rende public le rapport sur l’expérimentation du Taser en France sur 130 personnes, remise par ses services et qu’il refuse de produire,
l’équipement et l’usage de cette arme soient limités aux unités d’élite de la police et de la gendarmerie dans des circonstances exceptionnelles et strictement définies (détournement d’avion, prise d’otages,...).
Electricité et justice n’ont jamais fait bon ménage. Cette arme a été interdite dans de nombreux pays. Je compte sur vous, Monsieur le Président, pour que la France ne régresse pas dans le respect des droits de l’Homme et interdise les armes incapacitantes à décharge électrique dans notre pays.
Les organisations sont priées d’adresser un mail et fonction du représentant en remplissant le formulaire de contact.
La version papier est également téléchargeable.
Les particuliers peuvent remplir le formulaire suivant :